La Bresse, Vosges,

îlot républicain sous l'Ancien Régime

L'auteur                          Bibliographie                               Mes liens

 

 

La coutume

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L'administration

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Le plaid banal

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Le Bressau

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Rôle du clergé

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Les femmes 

et la coutume

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La forêt

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Conclusion

 

L'Administration

Les habitants de La Bresse vivaient suivant leur coutume, sous l'autorité d'un maire, d'un lieutenant du maire, de huit jurés et d'un doyen ou huissier.

On ne pouvait être maire qu'une seule fois dans sa vie mais, un an après avoir quitté cette fonction, on pouvait prétendre à celle de lieutenant.

L'élection du maire avait lieu le premier mars et elle se faisait sur un tableau indiquant les noms de neuf candidats choisis par les anciens maires. Le jour de l'élection, le maire sortant, son lieutenant et les huit jurés, se rendaient dans  salle destinée à cet effet. Le tableau, sur lequel figuraient les noms des candidats, était présenté à la fenêtre. Les chefs de famille, les veufs, les veuves et les célibataires des deux sexes, venaient exprimer verbalement leur choix devant cette fenêtre. 

Le candidat qui avait obtenu la majorité relative était élu. 

Le maire sortant invitait son remplaçant à "venir prendre séance" à la maison commune où il choisissait lui-même son lieutenant parmi les anciens maires.

Le doyen ou huissier était choisi sur une liste de trois candidats présentée par les jurés sortants.

Les jurés désignaient trois successeurs, le quatrième était, de droit, le maire sortant. Les habitants, assemblés sur la place, nommaient les quatre autres par acclamation.

Le maire, son lieutenant et le doyen, nouvellement élus, prêtaient serment devant le lieutenant général du Baillage de Remiremont. Ensuite le maire présentait aux nouveaux jurés une petite bûche de bois blanc, symbole de leur charge. Ils devaient ensuite :

 "prester serment solennel sur les Sainctz Evangilz qu’ilz feront bonne et briefve justice et sans porter- faveur à l'une ny l'aultre des parties et que toutes les causes qui viendront par devant eulx, ilz les vuyderont et jugeront sainement au plus près de leurs consciences."

Le soir de l'élection, les nouveaux et les anciens élus, se réunissaient pour un banquet financé par les sommes que chaque plaideur devait déposer" pour se mettre en droit". Cette somme de 4 gros était remboursée à celui qui bénéficiait d'un jugement favorable.

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